{"id":473,"date":"2014-11-05T16:47:30","date_gmt":"2014-11-05T15:47:30","guid":{"rendered":"http:\/\/tirra.net\/web\/?p=473"},"modified":"2014-11-14T12:45:34","modified_gmt":"2014-11-14T11:45:34","slug":"conference-le-roman-amazighe-traduit-en-francais-cas-de-tawarguit-d-imik","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tirra.net\/web\/?p=473","title":{"rendered":"Conf\u00e9rence: Le roman amazighe traduit en fran\u00e7ais: Cas de Tawarguit d imik"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Said Dha\u00efby<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">La salle des conf\u00e9rences de l&rsquo;Institut Fran\u00e7ais d&rsquo;Agadir a abrit\u00e9 le 29 octobre 2014 une importante conf\u00e9rence sur le th\u00e8me : Le roman amazighe traduit en fran\u00e7ais: cas de Tawarguit d imikk. Cette rencontre a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9e par monsieur Mohamed Sguenfel, professeur chercheur \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Ibn Zohr, en pr\u00e9sence de l&rsquo;auteur Mohamed Akunad et de son traducteur Lahcen Nachef, devant une nombreuse assistance.<!--more--><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">L&rsquo;animateur a d&rsquo;abord pr\u00e9sent\u00e9 les deux conf\u00e9renciers et a fait une pr\u00e9sentation au cours de laquelle il a notamment parl\u00e9 de la culture amazighe essentiellement orale et des tentatives plus au moins r\u00e9ussies pour son passage \u00e0 l&rsquo;\u00e9crit. Il a donn\u00e9 un bref aper\u00e7u des exp\u00e9riences entreprises dans ce domaine en mentionnant quelques pr\u00e9curseurs.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Ensuite c&rsquo;\u00e9tait au tour de l&rsquo;\u00e9crivain de prendre la parole. Il a fait une br\u00e8ve intervention en fran\u00e7ais, admirablement r\u00e9ussie lui qui est plut\u00f4t arabophone de formation et \u00e9crivain et po\u00e8te en Tamazight. Il a fait un bref historique de la litt\u00e9rature amazighe et ses pionniers en insistant notamment sur le premier romancier connu APULEE qui a invent\u00e9 le genre romanesque des si\u00e8cles avant les romanciers occidentaux. En effet, souligne l&rsquo;orateur, \u00a8L&rsquo;\u00c2ne d&rsquo;or (Ou M\u00e9tamorphoses) \u00e9tait l&rsquo;\u0153uvre de ce grand penseur d&rsquo;origine amazighe sans oublier de mentionner entre autres le c\u00e9l\u00e8bre Saint Augustin. Ensuite il prend la parole en sa langue d&rsquo;\u00e9criture pour parler dans sa langue maternelle de son exp\u00e9rience d&rsquo;\u00e9crivain et des difficult\u00e9s qu&rsquo;il avait rencontr\u00e9es. L&rsquo;\u00e9criture romanesque en Tamazight, souligne l&rsquo;auteur, n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 ses premiers balbutiements et a \u00e9voqu\u00e9 quelques tentatives de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs telle l&rsquo;exp\u00e9rience de Afulay (Aboulkacem El Khatir) qui a entrepris cette aventure romanesque en tamazight. Ensuite il s&rsquo;est focalis\u00e9 sur son roman Tawarguit d Imikk, objet de la rencontre. Il reconnait avoir rencontr\u00e9 pas mal d&#8217;emb\u00fbches mais son d\u00e9sir de relever le d\u00e9fi \u00e9tait plus fort. Aujourd&rsquo;hui, dit-il, mon travail ne m&rsquo;appartient plus, il est la propri\u00e9t\u00e9 des lecteurs. Le succ\u00e8s retentissant rencontr\u00e9 par son premier ouvrage l&rsquo;a encourag\u00e9 \u00e0 poursuivre l&rsquo;aventure puisqu&rsquo;il a publi\u00e9 par la suite deux autres romans Ijjigen n tidi (fleurs de sueur) et Tamurt n Ilfawn (le territoire des sangliers).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-484\" src=\"https:\/\/tirra.net\/web\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/ifa_2014.jpg\" alt=\"ifa_2014\" width=\"471\" height=\"265\" srcset=\"https:\/\/tirra.net\/web\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/ifa_2014.jpg 600w, https:\/\/tirra.net\/web\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/ifa_2014-300x169.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 471px) 100vw, 471px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">C&rsquo;\u00e9tait autour du traducteur de prendre la parole en insistant particuli\u00e8rement sur les probl\u00e8mes rencontr\u00e9s et les h\u00e9sitations qu&rsquo;il ressentait avant de tenter l&rsquo;aventure de la traduction chose qui n&rsquo;\u00e9tait pas facile, reconnait-il. Homme de d\u00e9fi qu&rsquo;il est, il s&rsquo;est lanc\u00e9 dans la besogne et en parfaite collaboration avec l&rsquo;auteur il est parvenu a traduire avec brio cet ouvrage en fran\u00e7ais auquel il a donn\u00e9 le titre on ne peut plus os\u00e9 : Un youyou dans la mosqu\u00e9e. Il a longuement \u00e9voqu\u00e9 ce choix qui, admet-il, est un peu provocateur vu la sacralit\u00e9 de ce lieu de culte. Mais c&rsquo;est aussi un titre intelligemment choisi par son sens accrocheur et stimulateur de la curiosit\u00e9 chez les lecteurs potentiels.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter  wp-image-476\" src=\"https:\/\/tirra.net\/web\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/akunad_ifa.jpg\" alt=\"akunad_ifa\" width=\"470\" height=\"265\" srcset=\"https:\/\/tirra.net\/web\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/akunad_ifa.jpg 600w, https:\/\/tirra.net\/web\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/akunad_ifa-300x169.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 470px) 100vw, 470px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Et avant d&rsquo;entamer les d\u00e9bats, les deux intervenants ont lu respectivement deux passages de l&rsquo;\u0153uvre en Tamazight et en fran\u00e7ais. Vient apr\u00e8s les interventions du public qui \u00e9taient fort int\u00e9ressantes et instructives. Celle qui a le plus attir\u00e9 l&rsquo;attention est celle de Mohammed Amarir qui a fait une v\u00e9ritable critique du roman en question. Pour lui, ce travail m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre reconnu \u00e0 sa juste valeur et il a salu\u00e9 l&rsquo;effort fourni. Mais cela ne l&#8217;emp\u00eache pas, en v\u00e9ritable critique objectif, de noter quelques remarques concernant le genre d&rsquo;\u00e9criture dans lequel on peut classer cette production. Selon monsieur Amarir, c&rsquo;est plut\u00f4t un r\u00e9cit, une sorte de narration d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements, caract\u00e9ristiques propres au r\u00e9cit et non au roman car dit-il, \u00ab\u00a0il n&rsquo;ob\u00e9it pas aux normes occidentales de l&rsquo;\u00e9criture romanesque\u00a0\u00bb. Ensuite il a fait une analyse approfondie des personnages et des \u00e9v\u00e9nements contenus dans le livre. D&rsquo;apr\u00e8s lui, Ssi Brahim, le fqih n&rsquo;\u00e9tait pas un vrai h\u00e9ros, plut\u00f4t un anti h\u00e9ros. Bien s\u00fbr ce personnage a commis l&rsquo;irr\u00e9parable, un blasph\u00e8me en pr\u00eachant en Tamazight mais pour le critique c&rsquo;est surtout l&rsquo;attitude de la jeune femme qui a lanc\u00e9 le fameux youyou \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la mosqu\u00e9e pour rendre hommage a Ssi Brahim qui a valoris\u00e9 les femmes du douar et a reconnu leurs m\u00e9rites et celui de Azrour, encore plus audacieuse puisque il s&rsquo;est attaqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 du makhzen en giflant le ca\u00efd. Au cours des r\u00e9ponses aux diff\u00e9rents questionnements du public, monsieur Akunad s&rsquo;accroche au fait que son livre est un roman \u00e0 l&rsquo;amazighe et que lors de son \u00e9criture, il ne voulait pas imiter le roman occidental. Les organisateurs \u00e9taient tr\u00e8s satisfaits vu le nombre et surtout la qualit\u00e9 des pr\u00e9sents. Etaient pr\u00e9sents, entre autres le po\u00e8te et \u00e9crivain Mohamed Moustaoui, une des figures imposantes de la culture amazighe et auteur de nombreux ouvrages, le grand peintre Abdallah Aourik et le po\u00e8te et nouvelliste Mostapha Houmir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Said Dha\u00efby La salle des conf\u00e9rences de l&rsquo;Institut Fran\u00e7ais d&rsquo;Agadir a abrit\u00e9 le 29 octobre 2014 une importante conf\u00e9rence sur le th\u00e8me : Le roman amazighe traduit en fran\u00e7ais: cas de Tawarguit d imikk. 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