Traduction de la littérature étrangère vers l’Amazighe. Quel projet traductif adopter ?

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Écrit par Radi Mohammed.

Source: www.amazighnews.net

La traduction a été, durant toute l’histoire de la connaissance, un moyen de promotion des langues maternelles et de fondation de la littérature. C’était également un outil de développement des cultures et d’ouverture sur l’universel. Le mouvement de traduction arabe encadré par l’état au 3ème siècle de l’Hégire, a construit la littérature arabe, il a dédiactilisé la langue pour faire d’elle une langue commune. Au 19ème siècle, la traduction de la littérature anglo-saxonne a transformé la langue allemande en une langue littéraire écrite. L’acte traductif était donc lié aux civilisations et à la littérature.

La langue et la culture amazighes ne peuvent donc faire exeption à cette régle. Une traduction institutionnelle dans le cadre d’un projet, enrichera le lexique, améliorera le style et créera de nouveaux sens au sein de la langue- culture.

Mais quel projet traductif adopter pour atteindre ces objectifs ? Il n’y a pas “un modèle à suivre” en traduction. La traduction varie selon les objectifs qui lui sont assignés. On parle de versions abrégées, versions adaptées et même de multiples versions d’une oeuvre dans une même langue, comme les cas de Homère, Millle et une Nuits et La Bible) .

De ce fait, pour traduire les oeuvres littéraires vers l’amazighe, il faut une stratégie traduisante qui prendra en considération le statut et la réalité actuels de l’amazighe, à savoir: une graphie inaccessible à tous les marocains, ce qui réduit le lectorat potentiel, la communication des usagers de la langue avec trois variantes régionales, l’existence d’une terminologie qui puisait dans un environement rustique. En contrepartie, on possède un patrimoine littéraire oral riche (poésie, contes, mythes..) traduit vers d’autres langues étrangères notamment le français.

Suite à cet état des lieux, le projet traductif vers l’amazighe peut être défini par des réponses aux questions suivantes:

Quels ouvrages choisir pour les transposer ou adapter à l’amazighité ?

Le traduit, pour quel lectorat est-il destiné ?

Comment prendre une décision terminlogique devant cette inflation de néologismes ou de ” nouveaux-nés linguistiques ?

Quels procédés traductifs appliquer à l’original pour adapter le texte cible à la langue-culture amazighe ?

Comment exploiter les trois variantes de Tamazight au cours de la réexpression du texte source ?

Le choix du texte source

Le choix du texte source est une étape très importante dans un projet traductif. Un mauvais choix condamnera la traduction à l’ecartement et aux archives. Et pour éviter une telle situation, la traduction en amazighe doit bénéficier des acquis des mouvements des traductions arabe, allemande et anglo-saxone. Ces mouvements ont axé leurs traductions au début, sur les “grandes oeuvres”, c’est à dire celles qui ont une meilleur reception, celles qui ont passé du national à l’univesel et qui ont subi au cours des siècles des traductions dans presque toutes les langues.

Dans la littérature arabe par exemple, on peut citer ” Les Milles et une Nuits, Kalila wa Dimna, le Saint Coran. Dans la littérature française, il ya Les Fables de Jean Fontaine, Le Petit Prince de Saint-Exépury, les Mésirables de Victor Hugo et les Contes de Charles Perrault. Dans la littérature Allemande, il ya les Contes des Frères Grim. Ces oeuvres subissent des traductions et des re-traductions même à notre siecle.

Kalila wa Dimna, les Fables de La Fontaine, Les frères Grimm sont donc des oeuvres parmi d’autres qui peuvent subir une transposition vers l’amazighe parce que ce sont des discours littéraires d’ethique et de sagesse, séculaires, universels et sans vocabulaire technique. Le premier est un discours prosaique qui véhicule la culture indienne, perse et arabo-islamique, le second relève du discours poétique, son auteur s’est inspiré de la culture grecque, indienne et française. Le dernier regroupe le conte populaire allemand qu’on peut comparer aux contes qui constituent la tradition orale amazighe.

Rendre cette littérature dans la langue amazighe, c’est s’ouvrir sur l’interculturalié et garantir la lecture et l’acceptabilité du traduit.

Le lectorat de Tamazight

Actuellement, il n’y a pas une génération apparente qui maitrise la lecture et l’écriture des textes en tifinagh, graphèmes officiels de Tamazighte. Ces graphèmes ne sont décodés que par quelques adhérants des associations militantes et quelques groupes de chercheurs qui s’interessent à l’amazighité. Aux écoles où on enseigne la langue amazighe, on a commencé à apprendre les mots sans passer vraiment à la lecture des textes.

Le lecteur des manuels scolaires de Tamazighte trouve des dificultés à construire le sens parce que les termes qui constituent le lexique du texte sont soit des néologismes qui nécéssitent un dictionnaire pour les comprendre, soit des termes à dominance de Tachlhit ou Tamazight ou Tarifit.

Par conséquent, pour assurer une meilleur réception du texte traduit, le traducteur doit rédiger son texte avec un style simple qui prendra en considération ces dificultés soulevées.

La prise de décision terminologique

Il n’est pas évident de trancher sur l’équivalent d’un terme dans un environnement verbal, c’est à dire prendre une décision terminologique. Je ne fais pas ici allusion aux problèmes de la polysémie mais à l’hésitation du traducteur devant le choix d’un terme emprunté ou d’un archaisme ou d’un néologisme attesté ou à tester.

En effet, ces dernières décénnies, plusieurs personnes et institutions s’interessent à la néologie lexicale amazighe : les associations, les universités, les universitaires, les journalistes et les poétes. Chacun essaye de forger ses “designs terminologiques” (mot emprunté à Jean-René Ladmiral), tout en négligeant la dimension identitaire, culturel et communicative de Tamazighte. Le linguiste fouillent dans les racines de la langue pour créer ses “nouveaux-nés linguistiques”. Le géologue et le mathématicien amazighes se hatent pour produire leurs néologismes hors contexte pour les publier. Le traducteur profane à son tour, calque les vocables et transcode les structures étrangères en se basant sur ces dictionnaires bilingues extra-institutionnels. Ce qui aboutit à l’éparpillement et une inflation lexicale qui affectent l’identité, bloquent la communication et entravent l’apprentissage de Tamazight.

De ce fait, en traduisant il n’est pas facile de prendre une décision terminologique devant cette génération lexicale si on veut atteindre l’objectif de la traduction, qui est la communication d’un message ” La véritable traduction est un acte de communication[1]”.

Pour bien illustrer mon propos, observons cette liste de dualités de termes synonymes. Les premiers sont des termes connus chez les usagers de la langue mais ce sont presque des termes empreintés à l’arabe. Les seconds sont des termes méconnus chez les usagers, ils sont tirés soit du dictionnaire de Chafiq soit du CAL de l’IRCAM .

” lxir /tullught, axddam / askkiw; rrhmt / tamlla, ikmml / imda, laman/ taflast, rrzq / tirgitt, yumn / ifls, ickka/ yurda, a3daw / amagzar, a3skri / asrdas, nnf3/ tanafut, ighdr / ighafs, aghddar/ aknnad, indm/ immukrz , iqrrb/ yuds, rruh/ iman, ddin/ aggad, ljid/ amaggar, l3alim / amussn…?

Le traducteur se trouve devant un dilemme, dois-il opter pour le terme emprunté à l’arabe et familer chez les usagers de la langue ou jouer le rôle du puriste et écarter l’emprunt en faisant confiance aux propositions des dictionnaires bilingues. ” Les dictionnaires bilingues qu’on appelle abusivement (dictionnaires de traduction), ces ouvrages utiles renseignent sur les équivalents correspondants aux acceptions les plus usuelles des unités lexicales de deux langues, mais ils sont loin d’épuiser les possibilités sémantiques des mots en contexte.[2]”.

Avant de trancher sur ce point, il faut situer la traduction vers l’amazighe. Le lectorat ciblé est l’apprenant de l’amazighe, l’objectif de la traduction à l’état actuelle est de difuser tifinagh et les nouvelles régles orthographiques et grammaticales établies par l’IRCAM. Il faut également promouvoir la langue amazighe, créer un nouveau registre et communiquer quelques valeurs humaines, religieuses et universelles pour enrichir la culture.

Il parait donc que la traduction en amazighe doit être à cheval entre une traduction didactique et une une traduction interprétative, c’est à dire une traduction qui facilitera l’apprentissage de la langue amazighe et en même temps une traduction qui communiquera un message et des valeurs universelles.

Ces objectifs imposent un texte traduit sans ambiguité lexicale ni sémantique. Mais également un texte où on doit injecter progressivement des néologismes tout en faisant attention aux “doses mortelles.

Mais une traduction lisible, acceptable et claire est une version où le traducteur ignore les dictionnaires bilingues en faisant seulement appel à la connaissance son dialecte. C’est un texte à unités discursives longues, on y procède à l’amputation des structures où un terme n’a pas d’équivalent dans le dialecte, ce qui aboutit à un puzzle. On réduit le lectorat potentiel puisque seuls les amazighes de l’une des trois régions qui peuvent lire la traduction. Au sein du texte, on remarquera un lexique où l’emprunt à l’arabe l’emporte sur le terme amazighe.

Aors qu’une une version avec un style littéraire où les tous les sens sont transposés, le traducteur doit consulter les dictionnaires bilingues ( Chafiq, Taifi, Hddacchi…) pour purifier le texte de l’emprunt. On y remarquera l’abondance de néologismes et une langue où on sent la traduction. Le lecteur trouvera des difficultés à décoder le sens des phrases.

Pour résoudre ce problème, le traducteur doit prendre la décision terminologique selon les zones texuels traduites. Si dans une structure par exemple, le traducteur juge que le message véhiculé est fort au niveau culturel, et pour éviter toute ambiguité chez le lecteur sachant que celui-ci est peu initié, il dois utiliser, sans complexe, lxir au lieu de tullught, a3daw au lieu de amagzar, indm au lieu de immukrz . Et Si dans d’autres contextes, le traducteur voit que l’insérertion d’un néologisme n’affectera pas le sens général chez le lecteur, il peut tester (aggad, amagzar, imukrz…). Et c’est cette audace d’ailleurs des médias et des acteurs associatifs qui a fait fait de beaucoup de néologismes, des néologismes attestés, comme (azul, tanmmirt, isnimmr, tamsmunt, tussna, asinag agldan, assgmi, anlmad, tinnml, taguri, adlis, assughl, taskla, (amuddu… Et on ne peut que féliciter nos néologues de la réussite de ces termes.

Deux Procédés Traductifs obligatoires :

L’excision et l’expurgation

Pour illustrer ces deux procédés, je prendrai comme exemple Kalila wa Dimna et les Fables de la Fontaine.

Kalila wa Dimna, oeuvre de contes d’animaux, a accumulé une culture plurielle suite aux traductions séculaires qu’elle a subies, du sanscrit vers la langue persane et de celle-ci vers l’arabe. Chaque traducteur, y introduit, de manière consciente ou inconsciente, sa culture, ses convictions et son environnement social et politique, c’est dire sa subjectivié.

Ibnu Lmouqaffa, le traducteur de l’ouvrage en question vers l’arabe, a inséré trois chapitres paratextules, qui sont tous ” des préfaces allographes, tardives ou posthumes[3]” c’est à dire des préfaces des tiers après le décès de l’auteur. Elles occupent presque un tiers de l’espace du texte (58 pages sur 200). Ces préliminaires biographiques sur l’auteur, les traducteurs, les Rois et les dirigeants politiques de l’epoque (le Brahman Bidpay, Le Roi indien Dabchalim, le traducteur et médecin Perse Bourzowih, le roi Perse Kisra Anouchirwan et son ministre Bouzourjomihr) se présentent comme une partie du texte sous forme de contes, alors qu’en réalité, il s’agit d’un discours “hors-texte” ou pratextuel qui présente au lecteur un discours à caractère idéologique. Faut-il transposer cette expansion vers l’amazighe ou présenter une version nue sans paratexte ?

Le travail du traducteur ne consiste pas uniquement en une transmission du message d’une langue à une autre, il doit détecter toutes les charges culturelles à caractère idéologique qui constituent le discours à traduire. Il doit avoir une compétence de sélection des informations et procéder à l’excision et l’expurgation de celles qui contredisentt les valeurs de la langue-culture cible. Les préfaces longues de Kalila wa Dimna s’adressaient aux dirigeants politiques et aux Rois de l’epoque alors que le texte amazighe cible l’apprenant de Tamazight.

Dans le texte des fables de La Fontaine également, il ya des Fables où l’auteur s’adresse à une personne particulière comme Madame De La Sablière qui le protégeait ou à Madame Montespan ou à un Duc de l’epoque. Ces passages ne peuvent interesser notre lecteur actuel.

Le traducteur n’est donc pas obligé de traduire la totalité du corpus et toutes les composantes d’un discours, il peut l’abréger et procéder au tri selon le lectorat, pour ne retenir que les éléments pertinents. ” Le procédé réducteur le plus simple, mais aussi le plus brutal et le plus attentatoire à sa structure et à sa signification, consiste donc en une suppression pur et simple, ou excision…On peut éventuellement améliorer une oeuvre en supprimant chirurgicalement telle partie inutile et donc nuisible. [4]”

L’excision est une anticipation sur les pratiques du lecteur. Rares sont les lecteurs qui lisent toutes les composantes d’une oeuvre, en général ils procèdent à une lecture selective “lire, c’est bien “ou mal” choisir et choisir c’est laisser[5]”. Cette amputation peut etre liée une autre pratique, l’expurgation :

“L’expurgation se marque non seulement par les suppressions, mais aussi des interventions destinés à expliquer des conduites choquantes ou suprenantes.[6]”

“versions expurgeés : c’est une réduction à fonction moralisante ou édifiante. On y supprime pas seulement ce qui peut ennuyer le jeune lecteur ou exéder ses facultés intellectuelles, mais aussi ce qui peut “troubler” ou “inquiéter” son innocence.[7]”

Pour illustrer le procédé d’expurgation, il y a une fable de La Fontaine intitulée : le Rat qui s’est retiré du monde. Il s’agit d’un Rat Croyant qui s’est enrichi, mais avare. Il ferme la porte devant ses frères pauvres qui lui demandent l’aumône et du secours. La morale du fabuliste nous apprend que ce Rat n’est autre qu’un musulman soufi (un dervis = derviche) et l’auteur ajoute qu’un moine ne peut pas faire ce geste parce qu’il est charitable.

Extrait de la fable[8] :

Qui désignais-je, à votre avis,

Par ce Rat si peu secourable ?

Un moine ? Non, mais un dervis :

Je suppose qu’un moine est toujours charitable.

Le traducteur doit utiliser son savoir-faire et son intuition pour adapter cette morale à l’environnement social et religieux du jeune lecteur. Il doit, soit l’exciser totalement, soit l’expurger pour dévier sa charge affective. C’est-à-dire annoncer que ce Rat est un moine et non un dervis et que ce dernier est toujours charitable.

Traduction proposée

g rray nnun, magms ughrda a ?

nna iruran s tadawt i ayt mas ?

idd amhawch ? ihi, wa d arhbani

amhawch, amaggar[9] ay d iya.

La réexpression

Nul ne peut nier l’écart entre la théorie et la pratique de la traduction, mais il serait utile de citer de manière succincte les travaux de quelques traductologues et traducteurs. Le premier est Jean-René Ladmiral qui a forgé deux néologismes : “sourciers” et “ciblistes”, selon qu’on préviligie la langue source ou la langue cible lors de la reformulation de l’original. Le second est Antoine Berman qui prend comme critères d’évaluation d’une traduction, l’acceptabilité dans la langue réceptrice et la défectusité de quelques ” zones textuelles”. Enfin, l’approche des formateurs de ESIT en France (Ecole suppérieure des Interprètes et Traducteurs) qui conseillent les futurs traducteurs de se documenter dans des textes parallèlles, oublier la texture de l’original et réexprimer le contenu avec une langue communicative.

Donc, la réexpression du texte en amazighe doit investir, en plus des pratiques littéraires citées, toutes ces donnés des praticiens et traductologues.

Autrement dit, après avoir excisé, expurgé, pris la décision terminologique, déterminé les termes récurrents et quelques “zones textuelles” qui reflètent le message de l’original et ses aspects stylistiques, on peut reformuler le texte avec une langue communicative, fonctionnelle et acceptable chez l’apprenant de Tamazighte.

Pour le cas des contes de Kalila wa Dimna, voici quelques concepts récurrents qui reflètent le vouloir-dire de l’auteur et qui doivent figurer dans la réexpression du texte.

l’amitié (tiddukla), l’amour (tayri), l’alliance (tada), la fraternité (taymatt). / la sagesse (anzaz), l’intéligence (anngri, la science (tamussni), le savant (amussn), la recherche (asiggl), le devoir (tughunt), le travail (tawuri)/. Gouverner (tanbadt), les rois (igllidn), le généreux (amaggar, ljid), le pardon (asaruf), les ministres (imawasn), la dissension (amxalaf), l’intéret personnelle (tanafut nns), l’hypocrisie (taxndllast), vil (amddallu)/. Ici-bas (tudrt), Au-delà (tamnadt inn), le licite (imzri), mystisme (tihiwcht), regret ( amukrz, nndamiyt), bonne action (lxir, tullught)./ Le juge (anzzarfu), l’accusé (amnnurf), la preuve (anza), l’avocat (anghlif), la liberté (tidrfi, tilleli), faux temoignage (tuggi n zzur)./se douter (yurda, ickka), traitre (aknnad, am3iwrt)), la femme (tamttut), la ruse (tidst), la mort ( lmut), le plaisir (ammizd)…

Conclusion

Un original universel bien choisi augmentera les chances de lecture de la traduction, de sa critique, de sa re-traduction et par conséquent de sa réussite.

Puisque l’apprentissage de la langue est l’un des objectifs de la traduction vers l’amazighe, le texte cible doit respecter les nouvelles normes, doit être concordant avec les publications de l’IRCAM et en particulier les manuels scolaires pour éviter l’éparpillement.

Laprise de décision terminologique se base sur le choix des vocables qui établissent facilement la communication sans négliger ni abuser avec les néologie, ni se complexer de l’emprunt.

Le tri ( l’excision et l’expurgation ) sont deux procédés obligatoires dans l’acte traductif pour adapter le texte au nouveau lectorat et son contexte social et politique.

Enfin, la traduction doit “réconcilier ” ses trois dialectes. Si le traducteur est un locuteur natif de tamazight par exemple, il doit faire participer le lexique des deux autres dialectes par le biais d’une recherche documentaire, pour aboutir une standardisation progressive de la langue.

Bibligraphie en Français

1) Genette.G, (1982) Pailmpseste, la littérature au second degré, collection Poétique, Editions du Seuil, Paris.

2) Lavault.E (1985), Fonctions de traduction en didactique des langues, apprendre une langue en apprenant à traduire, collection traductologie, N0 2, Didier Erudition.

3) Genette.G (1987), Seuils, Collection Poétique, Editions du Seuil, Paris.

4) Durieux.C (1988), Fondement didactique de la traduction technique, Collection Trductologie, no 3, Didier Erudition,.

5) Ladmiral.J, (1994); Traduire, Théorèmes pour la traduction, Editions Gallimard, .

6) Berman. A (1995), Pour une critique des traductions : John Donne, Editions Gallimard.

7) La Fontaine. J (1996), Fables, Livres 7 à 12, Edition Marketing

8) Saib. J et Al (2003), La place de la traduction dans le maintien d’une langue, IRCAM, Rabat.

9) IRCAM (CAL) (2006), Vocabulaire de la langue amazighe (Français- Amazighe) Rabat .

Bibliographie en Arabe

1) محمد شفيق، المعجم العربي – الأمازيغي، أكاديمية المملكة المغربية، سلسلة معاجم،الجزء الأول، 1987 و الثاني 1989 و الثالث،2000،الرباط.

2) عبد الله بن المقفع، كليلة و دمنة، المكتبة العصرية بيروت، 2007.

[1] Jean-René Ladmiral, traduire : théorèmes pour la traduction, Gallimard,p 13.

[2] Delisle Jean, L’analyse du discours comme méthode de traduction, Presses de l’université d’Ottawa, 1980.

[3] Gérard Genette, Seuil, collection Poétique, Edition du Seuil, p 11.

[4] Gérard Genette, Palimpsestes, Edition Seuil, p 264

[5] Ibidem p 265

[6] Ibidem p 290

[7] Ibidem p 270

[8] Recueil 2 Livre 7 fable 3

[9] Amhawch = le soufi, amaggar = le charitable